Des véhicules d’entreprise plus propres

D’après l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), la moyenne des taux d’émission de CO2 a poursuivi sa diminution dans les parcs de véhicules d’entreprise en 2013. Cette moyenne est passée de 120 g/km de CO2 en 2012, à 115 g/km de CO2 en 2013. La baisse d’émission de CO2 signifie concrètement que les véhicules deviennent moins polluants. Les flottes d’entreprises continuent donc leurs efforts commencés en 2007, en matière d’émission de CO2, période à laquelle le même taux s’établissait à 143 grammes, soit une diminution de 19% entre 2007 et 2013.

Ces progressions sont toutefois différentes selon les typologies d’entreprises, et trouvent leurs sources dans 2 raisons principales.

 

Les PME/TPE et professions libérales améliorent le plus leurs parcs automobiles

 La diminution des émissions de CO2 dans les parcs automobiles est différente selon les tailles d’entreprises. En effet, les PME/TPE et professions libérales sont les catégories d’entreprises qui ont consenti le plus d’efforts en matière d’émissions de CO2 de leurs véhicules. Ainsi, les petits parcs ont fait reculer les émissions de CO2 des véhicules de 37 grammes en moyenne entre 2007 et 2013. Cette diminution est de 33 grammes pour les collectivités, alors que les gros parcs affichent une diminution de 28 grammes sur la même période. Il est intéressant de préciser que globalement, la baisse des émissions de CO2 est plus prononcée dans les parcs gérés en location longue durée (LLD), signe que la gestion des flottes automobiles intègre bien le caractère écologique.

Ces améliorations s’inscrivent dans un processus démarré en 2006, visant à améliorer l’aspect écologique des parcs automobiles.

 

Incitations fiscales: TVS et Bonus/malus écologique

Les entreprises ont vu en 2006 la fiscalité automobile s’adapter à une démarche écologique globale de la société. Ainsi, avant 2006, la Taxe sur les Véhicule de société (TVS) ne comportait que 2 tranches, et dépendait du prix de vente du véhicule. Depuis 2006, la TVS dépend de l’émission de CO2 du véhicule. Plus le taux d’émission de CO2 est élevé, et donc plus le véhicule est considéré comme polluant, plus la TVS annuelle augmente. Au contraire, plus le taux de CO2 est faible, et donc le véhicule est considéré comme plus propre, plus la TVS diminue. Des exonérations sont mêmes possibles pour les véhicules dits « propres », tels que les véhicules hybrides ou électriques.

Également, l’apparition de la taxe Bonus/Malus écologique en 2007, a contribué à rendre plus propres les parcs automobiles. Ainsi, par le biais de cette taxe, les véhicules propres bénéficient d’un bonus versé à l’acheteur jusqu’à 7000 € par l’État, et, au contraire des véhicules dits « polluants », qui se voient affectés une taxe supplémentaire à l’achat pouvant atteindre 6000 €.

Cette dimension écologique de la fiscalité automobile a même tendance à se durcir année après année, pour atteindre l’objectif du toujours plus « propre ». La plupart des constructeurs automobiles ont parfaitement suivi cette tendance en cherchant depuis 2006 à améliorer les composants des véhicules pour les rendre plus écologiques.

 

Les constructeurs automobiles s’investissent dans la démarche écologique

Alors qu’auparavant les constructeurs suivaient la demande des conducteurs, qui cherchaient des véhicules plus lourdes et plus puissantes, ils ont désormais inversé la tendance, et le leur défi est de proposer des véhicules qui émettent peu de CO2.  Les débuts ont été dirigés vers les moteurs hybrides, c’est-à-dire combinant un moteur thermique et un moteur électrique. Par la suite, les constructeurs ont énormément investi dans la fabrication des véhicules électriques.  Ceci est vrai aussi bien pour les véhicules particuliers, que pour les véhicules utilitaires. Le parc électrique voit sa croissance principalement dans les grandes villes, précisément là où il est possible de respecter les autonomies limitées de ce type de véhicules. Un gros travail reste à faire sur l’aménagement des bornes de rechargement. Nul doute que ces dernières vont apparaitre de manière exponentielle dans les années à venir.

Enfin, outre le développement des véhicules hybrides et électriques, les constructeurs cherchent à améliorer sans cesse les véhicules, et leurs motorisations actuelles, pour en abaisser les taux de CO2 et les rendre moins polluants. La course entre constructeurs est désormais  d’amener ce taux au plus bas. Il s’agit parfois d’installer sur les motorisations actuelles le système Start and Stop. La motorisation  diesel 110 chevaux de la Nissan Juke en est un parfait exemple, puisque depuis 2 mois, le moteur est accompagné du système Start and Stop, ce qui lui permet d’abaisser son taux de CO2 de 129g/km à 109g/km.

 

Depuis 2006, chacun à son niveau tente d’adopter une démarche « éco citoyenne », dont les progrès à faire étaient énormes en matière automobile. Les entreprises ont pris conscience de ce phénomène, et, incitées par certaines mesures fiscales, elles ont sensiblement amélioré leurs choix de véhicules, en intégrant le paramètre écologique dans leur recherche. Les constructeurs améliorent également leurs véhicules pour les rendre moins polluants. Du côté des organismes de location longue durée (LLD), il est intéressant de noter que les loyers sont favorisés lorsque les véhicules émettent moins de CO2. C’est une démarche globale, tous les acteurs ont un rôle à jouer, et les progrès sont encourageants, même si la route est encore longue.