Prévenir le risque routier en entreprise.

Prévenir les risques d’accidents professionnels, améliorer la sécurité routière au sein des entreprises et sensibiliser les dirigeants aux bonnes pratiques, voici les objectifs que s’est fixée l’Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise (AMRAE). La mise en place des mesures de prévention, notamment par des formations d’éco-conduite, vise à préserver la sécurité des salariés, et à réduire le nombre d’accidents sur nos routes.

Evaluer le risque routier professionnel.

Dans le code du travail, il est indiqué que le dirigeant d’entreprise est responsable de la sécurité de ses salariés, notamment dans le cadre des déplacements professionnels en voiture. Ce dernier point revêt toute son importance lorsque l’on sait qu’un accident sur trois dans les entreprises, est un accident de la route. Ces accidents sont d’ailleurs la première cause d’absentéisme au travail. En effet, pour comprendre l’ampleur de la situation, en 2007, il a été relevé environ 84 000 accidents de trajet survenus dans le cadre d’une mission professionnelle, avec 142 tués sur les routes. Une diminution a été notée sur 2008 et 2009 (Respectivement 132 et 92 morts sur les routes), mais une hausse a de nouveau été enregistrée depuis, pour atteindre 115 décès en 2013.

Dans ce contexte, il est nécessaire d’évaluer les risques pour adopter une gestion efficace, et améliorer la sécurité. L’AMRAE invite ainsi chaque entreprise à prendre en compte l’ampleur des risques, et à trouver des solutions pour diminuer les accidents. Cela passe notamment de plus en plus par des formations d’éco-conduite.

Les formations d’éco-conduite pour les entreprises.

Au début de leur existence en 2008, les formations d’éco-conduite avaient comme promesse, pour les entreprises, de réduire le coût d’utilisation des véhicules en parc (Par la baisse du carburant), et la diminution des risques de pollution (Diminution des émissions de C02, particules fines et oxydes d’azote). Les objectifs étaient à la fois économiques et environnementaux. Ces formations sont dédiées le plus souvent aux utilisateurs de véhicules, dont le parc de l’entreprise est géré en location longue durée (LLD).

Après quelques années de recul, les organismes de formation et les sociétés d’assurances de flottes automobile ont constaté également l’impact positif des formations d’éco-conduite sur le risque routier. La méthode enseignée dans ces formations semble en effet bénéfique à la diminution des accidents routiers. Ralentir, respecter les distances de sécurité, anticiper, permet non seulement de réduire la consommation et le risque de pollution, mais également d’être plus attentif et éviter certains accidents. De surcroît, la baisse de la sinistralité permet le plus souvent une diminution du coût de l’assurance.

Nombreuses sont les entreprises qui ont compris l’intérêt de ces formations sur le risque routier. Pour aller dans ce sens, elles utilisent différents moyens de communication en complément des formations, et organisent des conférences, des réunions du personnel, des ateliers, des publications internes ou notes de service, des formations en ligne, rédigent des supports numériques interactifs, etc.

Les différents acteurs reconnaissent l’utilité des formations d’éco-conduite, mais un autre paramètre doit être pris en considération pour réduire le risque routier :  L’équipement des véhicules.

L’équipement des véhicules d’entreprise.

Auparavant, les équipements de confort et de sécurité des véhicules d’entreprise étaient considérés comme un luxe, et étaient proposés par les constructeurs sur les modèles et les finitions haut de gamme.

Désormais, les constructeurs ont grandement améliorer les équipements de série en terme de sécurité, et les entreprises prennent conscience de leur intérêt, en les choisissant dans leurs contrats de leasing. L’ABS, qui permet d’éviter le blocage des roues, est maintenant de série sur la quasi-totalité des véhicules. L’ESP, qui permet de corriger la trajectoire prend le même chemin. La climatisation n’est plus considérée comme un équipement de luxe aujourd’hui, puisque les chefs d’entreprise ont conscience qu’elle permet d’éviter le somnolence, responsable de nombreux accidents. Même le GPS est reconnu parfois pour son utilité en terme de sécurité, en ce sens où, il permet d’éviter les hésitations et les faux mouvements pour trouver son lieu de rendez-vous.

Les constructeurs automobiles ont œuvré dans ce sens en proposant des finitions « Business », dédiées aux entreprises, comprenant généralement les équipements de sécurité (ABS, ESP), la climatisation, le système de téléphonie Bluetooth et le GPS. Les organismes de location longue durée (LLD) favorisent par ailleurs ces finitions, qui présentent un meilleur rapport qualité-prix que les niveaux de finitions avec des équipements moindres.

Un gros travail reste à faire, en revanche, sur les véhicules utilitaires, qui sont le plus souvent dépourvus de ces équipements. Mais les démarches sont entamées, et les constructeurs proposent de plus en plus des améliorations en terme de sécurité et d’équipements proposés également sur les VU (Véhicules utilitaires).

La gestion des risques routiers en entreprise est devenue l’affaire de tous, même si les moyens d’actions peuvent présenter des degrés différents. Pouvoirs publics, constructeurs automobiles, chefs d’entreprise, gestionnaires de parc, assureurs, employés, chacun a son rôle à jouer pour atteindre les objectifs escomptés l’AMRAE (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise), et arriver à réduire encore sensiblement le nombre d’accidents sur les routes.